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des études récentes, cet endroit, situé à l'est
de la nouvelle Ville de Matane, aurait constitué le terme
du voyage de Cartier de 1534, celui-ci s'étant rendu jusqu'à la
hauteur du cap à la baleine.
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On estime que cette région fut jadis le théâtre
de nombreux naufrages, ce qui aurait valu à ces lieux, à une époque
ancienne, l'appellation de Pointe-au-Massacre, concurrencée, vers
1850, par Township Saint-Denis, bien que le nom Massacre ait subsisté dans
l'usage, comme en font foi une lettre de monseigneur Baillargeon au curé Brousseau
: « Je change le Massacre en Félicité » (1860),
décision teintée d'un humour peut-être voulu, de
même qu'un document de 1861 du cartographe Russell qui porte la
mention Pointe Massacre. Ainsi, la paroisse, d'abord desservie comme
mission à partir de 1857, fut érigée canoniquement
en 1869 sous la dénomination de Sainte-Félicité,
nom que portait déjà le bureau de poste depuis 1864 et
que reprendra la municipalité de paroisse en 1868, d'abord érigée à titre
de municipalité du canton de Saint-Denis en 1866.
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Ste-Félicité en
1940
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La municipalité du
village de Sainte-Félicité sera détachée
de la paroisse en 1955 pour être regroupée à nouveau
le 10 janvier 1996. Le nom primitif de Pointe-au-Massacre, parfois
pluralisé en Pointe-aux-Massacres, a inspiré celui de
Sainte-Félicité, car cette riche veuve romaine, martyrisée
au IIe siècle, forcée d'assister au massacre de ses sept
fils, sous l'empereur Antonin, les encourage à subir les plus
cruelles tortures plutôt que de renier le Christ. Implantée
sur le littoral sud de l'estuaire du Saint-Laurent, près des
contreforts des monts Chic-Chocs, dans la MRC de Matane, Sainte-Félicité,
parsemée de ruisseaux, fonde son économie notamment sur
la pêche, la forêt et l'agriculture. |